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Les réfugiés, les toxicomanes, les sans-abri, les démunis, les membres de la communauté LGBT, les personnes touchées par le VIH-sida et les victimes de torture ont tous en Philip Berger un défenseur qui a fait la promotion du traitement à la méthadone, de l’échange d’aiguilles, de la documentation et de la reconnaissance des séquelles de la torture, des infirmeries associées aux universités pour les sans-abri et du traitement clinique du sida en Afrique. De nombreuses pratiques médicales qui sont maintenant la norme ont déjà été des initiatives controversées qu’il a fallu défendre et implanter avec courage.Diplômé de la Faculté de médecine de l’Université du Manitoba, le Dr Berger est entré au Département de médecine familiale et communautaire de l’Université de Toronto en 1984, alors que commençait la crise du sida. En 1987, il a fondé le groupe Toronto HIV Primary Care Physicians et lancé le programme HIV Project Centre Primary Care Mentor, pour former les médecins de première ligne au soin des personnes infectées par le VIH et défendre ces patients. Il a dirigé des campagnes très médiatisées visant à persuader le gouvernement des avantages de la méthadone et des programmes d’échange d’aiguilles comme moyen de prévention de l’infection au VIH. En 2004, il a étendu son travail à l’étranger en dirigeant la première équipe de l’Association des hôpitaux de l’Ontario qui s’est rendue au Lesotho pour travailler en collaboration avec les médecins de la première clinique de traitement du sida financée par le gouvernement dans ce pays. Le Dr Berger s’est aussi porté à la défense des victimes de torture : il a fondé le Réseau médical canadien (de langue anglaise) d’Amnistie internationale et cofondé le Centre canadien pour les victimes de torture afin de sensibiliser le public, au Canada et à l’étranger, à l’existence de la torture.En 2012, le Dr Berger a cofondé et coprésidé l’association Médecins canadiens pour les soins aux réfugiés et coordonné aux quatre coins du pays des manifestations de médecins opposés aux compressions dans les budgets des soins aux réfugiés, qui ont abouti à une contestation en vertu de la Charte devant la Cour fédérale et au rétablissement des soins de santé pour près de 100 000 réfugiés. Le Dr Berger a participé à des enquêtes sur le traitement des détenus par les policiers, il a publié des articles au sujet des politiques et des pratiques professionnelles de l’Association médicale de l’Ontario et il a été et demeure un défenseur infatigable de la justice sociale et des soins de santé accessibles, au Canada et dans le monde entier. Il a milité sans jamais craindre la controverse, mais par-dessus tout, il a servi les besoins des malades et des gens qui ont été victimes d’abus de pouvoir.
2018 Intronisé
Chercheur respecté et honoré dans son domaine, récipiendaire de nombreuses distinctions, auteur de centaines de publications fréquemment citées, le Dr Finlay est aussi connu du grand public comme coauteur d’un livre provocateur à succès, Let Them Eat Dirt: Saving Your Child from An Oversanitized World, qui présente au grand public des preuves scientifiques des dangers d’une propreté excessive dans le milieu de vie des enfants. L’argumentaire que présentent dans ce livre le Dr Finlay et sa co‑auteure, la Dre Marie-Claire Arietta, constitue une application pratique de ses recherches approfondies sur les mécanismes microbiens au niveau moléculaire, qui a révélé leur apport positif au bien-être humain en plus de leur rôle dans les maladies infectieuses.Avec le Dr Finlay, la théorie des germes revient à ses origines en prenant état des fonctions complexes et diverses des microbes comme éléments de la vie organique. Les recherches médicales du Dr Finlay et de ses collègues nous font regarder les microbes au-delà de leur rôle pathogène pour comprendre leurs mécanismes biologiques. L’ancienne époque des chasseurs de microbes est remplacée par celle des nouveaux gestionnaires des microbes qui libèrent le potentiel du microbiome comme instrument de guérison.Le Dr Finlay poursuit son travail de pionnier à la direction du Programme sur le microbiome humain de l’Institut canadien de recherches avancées, groupe pluridisciplinaire de médecins, chercheurs et anthropologues qui explorent les effets des microbes sur le développement humain, l’évolution et la société. Chercheur, auteur, enseignant, conférencier, cofondateur d’entreprises consacrées à la modification du microbiome du système immunitaire et militant de la vulgarisation scientifique, le Dr Finlay a apporté et continue d’apporter des contributions marquantes à la santé des Canadiens et des populations du monde entier. Il est l’un des rares scientifiques qui font progresser nos connaissances fondamentales des processus de la vie tout en offrant des conseils compréhensibles aux parents et aux citoyens ordinaires qui se préoccupent du bien-être des enfants.
2018 Intronisé
Le Dr Hachinski et ses collègues David Cechetto et Shawn Whitehead ont découvert un lien entre la maladie d’Alzheimer et l’AVC et le rôle du cortex insulaire du cerveau dans la mort subite, ainsi que tout un éventail de nouveaux concepts décrits par une nouvelle terminologie : démence par infarctus multiples, leucoaraïose, déficience cognitive vasculaire et « cerveau à risque ». L’éponyme Échelle d’ischémie de Hachinski est maintenant devenue la norme pour identifier les éléments traitables de la démence.Distingué professeur de neurologie et ancien détenteur de la Chaire Richard et Beryl Ivey du Département de neurosciences cliniques de l’Université Western, à London (Ontario), le Dr Hachinski est l’auteur ou le coauteur de 17 livres et de plus de 800 publications scientifiques fréquemment citées. Il a été pendant une décennie rédacteur en chef de la revue STROKE, le principal journal scientifique du domaine. Il a dirigé le mouvement qui a mené à l’adoption d’une proclamation, au nom de l’Organisation mondiale de l’AVC (World Stroke Organization) et de toutes les grandes organisations internationales qui s’intéressent au cerveau, visant à réunir les intervenants de tous les milieux qui s’intéressent à l’AVC et à la démence dans un effort conjoint de prévention de l’AVC et de certaines formes de démence. En collaboration avec Mohammad Wasay, il a créé la Journée mondiale de l’AVC et la Journée mondiale du cerveau.Le Dr Hachinski a été le premier président canadien de la Fédération mondiale de neurologie (WFN) et le président fondateur de la Société internationale pour les troubles du comportement et de la cognition, devenue maintenant l’Alliance mondiale pour le cerveau (WBA). Il a été professeur invité à l’Institut Florey de neuroscience en Australie et chercheur invité pour les études sur le cerveau aux universités d’Oxford, de Cambridge et de Londres. Sa réputation et son travail ont atteint une envergure mondiale.Il a transformé notre connaissance du diagnostic, du traitement et de la prévention des deux plus grandes menaces pour le cerveau que sont l’AVC et la démence. Pour les générations à venir, la promesse d’une longue vie pourrait aussi être la promesse d’une meilleure vie grâce à ses découvertes révolutionnaires.
2018 Intronisé
Diplômé de la Faculté de médecine de l’Université Queen’s, le Dr Mount a travaillé comme urologue à l’Université McGill et en chirurgie oncologique au Centre du cancer Memorial Sloan Kettering de New York et au Laboratoire Jackson de Bar Harbor (Maine). Une étude réalisée en 1973 à l’Hôpital Royal Victoria de McGill et son expérience personnelle du cancer ont intensifié l’intérêt du Dr Mount pour les besoins des malades en phase terminale et de leurs familles. Il s’est rendu au Royaume-Uni pour se renseigner directement au sujet du mouvement des foyers de soins palliatifs, après quoi il a finalement réussi à persuader la direction de l’Hôpital Royal Victoria et de l’Université McGill à ouvrir le premier service complet de soins palliatifs, en 1975. Il a continué à travailler dans ce service jusqu’en 1990 et, en 1999, il a lancé les programmes de soins holistiques à McGill.Le Dr Mount s’est rendu aux quatre coins du monde pour faire la promotion des soins palliatifs et expliquer en quoi ils consistent, pour parler de la pathophysiologie des symptômes et de leur prise en charge, ainsi que de l’expérience de souffrance vécue par les patients et les familles. Le Dr Mount a réuni la rigueur de l’analyse scientifique et une profonde sensibilité à la personne humaine, combinaison qui contribue à humaniser les triomphes intellectuels et interventionnels de la médecine moderne.Professeur émérite de médecine à l’Université McGill, où il a occupé la chaire Eric M. Flanders de médecine palliative (1995–2006), le Dr Mount a reçu nombre de distinctions et de doctorats honorifiques de grandes universités canadiennes, et plusieurs prix portant son nom ont été créés en son honneur.  En 2010, le Centre de santé de l’Université McGill a créé l’Unité de soins palliatifs Balfour Mount.Le Dr Mount est admiré par ses pairs et reconnu de tous pour avoir réussi à faire des soins palliatifs une composante essentielle des soins de santé efficaces et dispensés avec compassion. Bien des gens qui ne connaissent pas le Dr Mount ou les grandes réalisations de sa longue carrière continuent à être touchés par son travail, et des générations futures de patients et leurs familles seront entourées de compassion et vivront dans la dignité durant les moments où ils connaîtront certains de leurs plus grands défis, grâce à sa vision.
2018 Intronisé
En mettant au point des tests de diagnostic, des programmes de dépistage et des traitements pour des maladies autrefois mal comprises et impossibles à traiter, la Dre Cheryl Rockman-Greenberg a amélioré la vie de générations d’enfants et de leurs familles. En étroite collaboration avec les communautés visées, elle a apporté le savoir et les compétences avancées des établissements de recherche de grandes universités directement aux personnes qui en ont besoin. Par le travail de toute sa vie, elle réalise une grande aspiration de la médecine pratiquée avec compassion : répondre non seulement aux besoins de la majorité, mais aux besoins de tous, n’importe que les maladies soient les plus rares ou que les patients soient les plus éloignés des centres de population ou de pouvoir.Pendant ses études de médecine, la Dre Rockman-Greenberg s’est intéressée très tôt aux maladies génétiques rares et très rares, ce qui l’a amenée à faire carrière en pédiatrie et génétique médicale. Dans son travail de clinicienne-chercheure, elle s’est concentrée sur l’application de la génétique moléculaire et sur l’identification des causes moléculaires de maladies génétiques surreprésentées dans certaines populations, notamment l'hypophosphatasie (HPP), une maladie métabolique des os, et l’acidurie glutarique de type I (AG1), une maladie complexe du métabolisme des acides organiques, qui touchent les Mennonites et les populations autochtones, respectivement.Elle a été récemment la chercheure canadienne principale dans un essai clinique commandité par l’industrie pour l’étude d’une nouvelle thérapie de remplacement enzymatique visant à traiter l’HPP. Le médicament a maintenant reçu l’approbation de Santé Canada et a déjà permis de rendre traitable cette maladie auparavant incurable.De 2004 à 2014, la Dre Rockman-Greenberg a dirigé le Département de pédiatrie et santé de l’enfant de l’Université du Manitoba et elle a été directrice médicale du Programme de santé de l’enfant de la régie régionale de la santé de Winnipeg. Dans ces rôles, elle a pu voir à ce que la formation en résidence comporte des stages obligatoires en régions rurales et éloignées, afin d’améliorer l’accès aux soins de santé sur tout le territoire de la province. Dans son travail en administration, en recherche et en médecine clinique, et dans ses 195 publications, la Dre Rockman-Greenberg a toujours voulu trouver des applications pratiques pour des soins aux patients qui soient pertinents, et ses efforts ont porté fruit. Elle a reçu de nombreuses distinctions et elle a notamment figuré en 2012 sur la liste des cent Canadiennes les plus influentes. Dans le cas de la Dre Rockman-Greenberg, cette influence a servi et sert encore à faire le bien, comme elle l’a fait pour tant de gens, souvent parmi les plus vulnérables.
2018 Intronisé
En 1865, même s’il y avait peu de possibilités pour les femmes d’étudier la médecine au Canada, Emily Stowe présenta une demande d’admission à l’École de médecine de Toronto. Elle fut refusée. Ne pouvant étudier au Canada, elle déménagea aux États-Unis pour s’inscrire au New York Medical College for Women, un établissement de formation en homéopathie. Après avoir obtenu son diplôme en 1867, elle revint au Canada pour installer son cabinet sur la rue Richmond, à Toronto.Vers le milieu des années 1860, une réorganisation de la profession médicale obligea les praticiens de l’homéopathie et les médecins formés aux États-Unis à suivre d’autres cours de médecine pour obtenir leur permis d’exercice. La Dre Stowe dut attendre jusqu’en 1871 pour être admise à l’École de médecine de Toronto, devenant alors l’une des deux premières femmes à suivre des cours dans cet établissement. Le 16 juillet 1880, elle obtint enfin son permis d’exercice du Collège des médecins et chirurgiens de l’Ontario.En 1883, elle dirigea la fondation du Women’s Medical College (WMC), à Toronto. Quinze ans plus tard ouvrait la clinique médicale « The Dispensary », créée pour permettre aux étudiantes du WMC d’acquérir de l’expérience pratique. Au Dispensary, les patients pouvaient se faire soigner sans égard à leur capacité de payer et les conseils médicaux étaient dispensés gratuitement. En 1911, la clinique devint le Women’s College Hospital de Toronto, qui existe encore aujourd’hui.La Dre Stowe participa aussi à la fondation de l’influente Guilde littéraire des femmes de Toronto, le premier groupe de suffragettes du Canada, qui luttait pour les droits des femmes et l’amélioration de leurs conditions de travail. Les pressions exercées par les membres de la Guilde ouvrirent aux femmes les portes de l’éducation supérieure à Toronto.Militante pour les droits des femmes, Emily Stowe était déterminée à faciliter l’accès à l’éducation médicale pour les étudiantes, et elle fit pression sur l’Université de Toronto pour exiger l’abolition de sa politique d’exclusion. C’est ainsi que, quelques années plus tard, sa fille Augusta Stowe-Gullen put devenir la première femme à recevoir son diplôme d’une faculté de médecine canadienne.La Dre Stowe est décédée en 1903. Elle laisse le souvenir d’une enseignante, médecin et militante pour le droit de vote des femmes et pour les droits des femmes en général, des femmes en médecine en particulier. Ayant essuyé plusieurs refus après ses tentatives pour étudier en Ontario afin d’obtenir son permis d’exercice de la médecine, la Dre Stowe déclara : « Un jour viendra où ces portes s’ouvriront toutes grandes pour toutes les femmes qui voudront étudier ici. »  Ce jour est venu, et c’est grâce à la persévérance et au leadership de femmes courageuses comme la Dre Stowe.
2018 Intronisé