Canadian Medical Hall of Fame

“Il s’est rendu compte que la santé n’était pas l’enjeu d’une seule nation,mais celui du monde entier”

© Steve Tracy et TRMC
2019 Intronisé

G. Brock Chisholm MD

Né: 
le 18 mai 1896 à Oakville (Ontario)
Mort: 
le 4 février 1971
Études: 
MD, Université de Toronto (1924), spécialisation en psychiatrie, Université Yale (1931)
Dans la foulée immédiate de la Seconde Guerre mondiale, un nouvel engagement à l’égard de la coopération internationale a contribué à la création des Nations Unies et de l’une de ses plus grandes agences, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a depuis été à l’avant-garde des efforts de promotion de la santé et du bien-être partout dans le monde. Le major général canadien, G. Brock Chisholm, M.D., l’un des fondateurs de l’OMS, en a été le premier directeur général de 1948 à 1953, alors que le monde luttait pour se remettre de la dévastation causée par la guerre et des défis posés par le choléra en Égypte et le paludisme en Grèce et en Sardaigne, et par la tuberculose et les besoins urgents en matière d’assainissement, de soins maternels et infantiles et de santé publique dans le monde entier.

Le Dr Chisholm, qui avait commencé sa carrière médicale en pratique privée, est alors devenu « le médecin du monde », avec une pratique touchant 3 milliards de personnes, et a contribué à bâtir les institutions internationales de coopération qui soutiennent le monde d’aujourd’hui.

Né à Oakville, en Ontario, en 1896, le DChisholm s’est enrôlé comme soldat en 1915, servant en France, où il a été blessé à deux reprises et décoré pour héroïsme. Après la guerre, il a obtenu son diplôme de médecine en 1924 de l’Université de Toronto, a fait sa résidence en Angleterre pour se spécialiser en psychiatrie, puis a poursuivi ses études en santé mentale des enfants à Yale. C’est alors qu’il a mesuré tout l’impact des déterminants sociaux de la santé. Établissant la première pratique psychiatrique privée à Toronto au plus fort de la Dépression, le Dr Chisholm acceptait un « paiement en nature » de ses patients qui ne pouvaient pas payer en espèces.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Dr Chisholm a été directeur général des Services médicaux, le poste médical le plus élevé de l’Armée canadienne, et en 1944, il a été nommé premier sous-ministre de la Santé du Canada. En 1946, lors d’une réunion de planification de l’OMS, le Dr Chisholm a déclaré qu’il fallait définir la santé comme « un état de bien-être physique, mental et social complet et non seulement comme l’absence de maladie ou d’infirmité ». Cette définition éclairée est maintenant inscrite dans la charte de l’OMS.          

La carrière du Dr Chisholm n’a pas été sans controverse. C’était un penseur farouchement indépendant qui avait des opinions bien arrêtées sur l’éducation des enfants et la justice sociale, et il était parfois accusé, à une époque où de telles accusations étaient courantes, de sympathie communiste pour son internationalisme passionné et sa défense de la raison scientifique séculaire. Il était profondément convaincu des dangers de la guerre nucléaire et fut l’un des premiers à mettre en garde contre la pollution industrielle et la croissance incontrôlée de la population.

Le Dr Chisholm avait vu la guerre de près, comme soldat pendant la Première Guerre mondiale et comme administrateur médical pendant la Seconde. Il connaissait la dévastation et la cruauté de la guerre tant du point de vue du simple soldat que de l’officier haut gradé. De 1945 à 1953, il a exercé un pouvoir considérable dont il s’est servi pour promouvoir l’une des organisations internationales les plus durables et les plus positives que le monde ait jamais connues. Il croyait en la possibilité d’une coopération internationale éclairée et il a participé à la réaliser pour notre bien à tous.