Canadian Medical Hall of Fame

“Ses recherches ont eu une incidence marquée sur les soins aux patients atteints de maladie cardiaque”

© Steve Tracy & CMHF
2014 Intronisé

Dr Salim Yusuf

Né: 
le 26 novembre 1952
Études: 
MBBS - Université de Bangalore; DPhil - Université Oxford
Le Docteur Salim Yusuf est un cardiologue et épidémiologiste de renommée internationale dont les travaux ont considérablement influencé la prévention et le traitement des maladies cardiovasculaires au cours des 35 dernières années. Clinicien chercheur chef de file des essais cliniques pour l’Amérique du Nord dans ce domaine, ses recherches en épidémiologie dans plus de 60 pays ont montré que la majorité des maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires sont attribuables aux mêmes facteurs de risque. Ses études à grande échelle portant sur plusieurs centaines de milliers d’individus dans des douzaines de pays ont transformé la façon de prévenir, de traiter et de gérer certaines des maladies les plus mortelles au monde.

Le Dr Yusuf a obtenu son diplôme de médecine à Bangalore en 1976, il a été Boursier Rhodes et il a obtenu un doctorat en philosophie de l’Université Oxford, période pendant laquelle (en collaboration avec Richard Peto et Peter Sleight) il a lancé les concepts d’essais cliniques simples à grande échelle et de méta-analyse. Il a coordonné l’étude ISIS qui a établi la structure de travaux de coopération internationale sur les maladies cardiovasculaires et a montré la valeur des bêtabloquants dans les infarctus du myocarde.

En 1984, le Dr Yusuf est entré aux National Institutes of Health à Bethesda, aux États-Unis, où il a été l’un des chefs de file de l’essai SOLVD (qui a permis de démontrer la valeur de l’inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (EC A) dans la dysfonction ventriculaire gauche) et de l’essai DIG (qui a clarifié le rôle de la digitaline). En 1992, il est entré à l’Université McMaster où il a mis sur pied un programme international de recherche sur la prévention des maladies cardiovasculaires qui a abouti à la création de l’Institut de recherche sur la santé des populations, qu’il a fondé et qu’il dirige actuellement. Les travaux de ce groupe ont mené à une meilleure compréhension des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux dans le monde, à la découverte de nouveaux traitements tels que les inhibiteurs de l’EC A, à la double thérapie antiplaquettaire et aux agents antithrombotiques novateurs dans la réduction de la mortalité, des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux. Ses recherches actuelles explorent le rôle que peuvent jouer l’environnement, les politiques de santé et les systèmes de santé sur la mortalité attribuable à des maladies cardiovasculaires dans le monde.

L’influence du DYusuf sur les chercheurs du monde entier est peut-être l’un de ses dons les plus durables. En impliquant les chercheurs dans des réseaux de collaboration et en fournissant une formation pratique en réalisation de projets de recherche productifs, il a contribué à établir une compréhension beaucoup plus approfondie des principes clés qui sont à la base de la recherche en épidémiologie chez un nombre impressionnant de chercheurs postdoctoraux qui ont bénéficié de sa supervision directe.

Le Dr Yusuf est titulaire d’une Chaire de recherche de la Fondation des maladies du coeur de l’Ontario, il a été chercheur principal aux Instituts de recherche en santé du Canada (1999 – 2000) et il a reçu plus de 40 prix internationaux et nationaux de recherche y compris le Prix Gairdner-Wightman en 2014. Il a été intronisé à la Société royale du Canada et nommé Officier de l’Ordre du Canada.

Il a publié plus de 800 articles dans des revues à comité de lecture, s’élevant au deuxième rang des chercheurs les plus cités dans le monde en 2011. Il est le président élu de la Fédération mondiale du coeur, où il a lancé un programme à l’intention des nouveaux chefs de file dans 100 pays avec l’objectif de diminuer de moitié le fardeau des maladies cardiovasculaires dans le monde, en une génération.