Canadian Medical Hall of Fame

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Le Temple de la renommée médicale canadienne

 ... reconnaît et célèbre les héros canadiens dont le travail a fait progresser la santé et a ainsi inspiré des carrières en sciences de la santé.

Rendre hommage à l’excellence.  Préserver l’histoire.  Rapprocher les générations.

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Le Dr Chisholm, qui avait commencé sa carrière médicale en pratique privée, est alors devenu « le médecin du monde », avec une pratique touchant 3 milliards de personnes, et a contribué à bâtir les institutions internationales de coopération qui soutiennent le monde d’aujourd’hui.Né à Oakville, en Ontario, en 1896, le Dr Chisholm s’est enrôlé comme soldat en 1915, servant en France, où il a été blessé à deux reprises et décoré pour héroïsme. Après la guerre, il a obtenu son diplôme de médecine en 1924 de l’Université de Toronto, a fait sa résidence en Angleterre pour se spécialiser en psychiatrie, puis a poursuivi ses études en santé mentale des enfants à Yale. C’est alors qu’il a mesuré tout l’impact des déterminants sociaux de la santé. Établissant la première pratique psychiatrique privée à Toronto au plus fort de la Dépression, le Dr Chisholm acceptait un « paiement en nature » de ses patients qui ne pouvaient pas payer en espèces.Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Dr Chisholm a été directeur général des Services médicaux, le poste médical le plus élevé de l’Armée canadienne, et en 1944, il a été nommé premier sous-ministre de la Santé du Canada. En 1946, lors d’une réunion de planification de l’OMS, le Dr Chisholm a déclaré qu’il fallait définir la santé comme « un état de bien-être physique, mental et social complet et non seulement comme l’absence de maladie ou d’infirmité ». Cette définition éclairée est maintenant inscrite dans la charte de l’OMS.          La carrière du Dr Chisholm n’a pas été sans controverse. C’était un penseur farouchement indépendant qui avait des opinions bien arrêtées sur l’éducation des enfants et la justice sociale, et il était parfois accusé, à une époque où de telles accusations étaient courantes, de sympathie communiste pour son internationalisme passionné et sa défense de la raison scientifique séculaire. Il était profondément convaincu des dangers de la guerre nucléaire et fut l’un des premiers à mettre en garde contre la pollution industrielle et la croissance incontrôlée de la population.Le Dr Chisholm avait vu la guerre de près, comme soldat pendant la Première Guerre mondiale et comme administrateur médical pendant la Seconde. Il connaissait la dévastation et la cruauté de la guerre tant du point de vue du simple soldat que de l’officier haut gradé. De 1945 à 1953, il a exercé un pouvoir considérable dont il s’est servi pour promouvoir l’une des organisations internationales les plus durables et les plus positives que le monde ait jamais connues. Il croyait en la possibilité d’une coopération internationale éclairée et il a participé à la réaliser pour notre bien à tous.
2019 Intronisé
Pendant plusieurs décennies, à titre de secrétaire général et de président de l’ISHR, le Dr Dhalla a œuvré à l’internationalisation de la recherche en sciences cardiovasculaires fondamentales, aidant à étendre à l’échelle mondiale ses bienfaits pour la santé, objectif qui a été fortement renforcé par l’importance accordée à la santé communautaire par l’IACS. Ensemble, ces organisations ont considérablement renforcé la recherche cardiovasculaire au Canada et dans le monde.Au cours d’une carrière qui s’est échelonnée sur plus de 50 ans, le Dr Dhalla a été rédacteur en chef de la revue Molecular and Cellular Biochemistry et rédacteur en chef adjoint du Journal canadien de cardiologie, tout en siégeant à de nombreux comités de rédaction d’autres publications nationales et internationales. Il a reçu des centaines de prix et de distinctions, a été pendant 19 ans directeur de l’Institut des sciences cardiovasculaires de l’Hôpital Saint-Boniface de Winnipeg, au Manitoba, a édité et rédigé plus de 50 livres, a formé plus de 150 étudiants diplômés, stagiaires postdoctoraux et chercheurs invités et a participé à plus de 500 conférences partout dans le monde. Grâce à ces efforts prodigieux, le Dr Dhalla a personnellement contribué au progrès des connaissances et des ressources en sciences cardiovasculaires.En 2001, le rôle du Dr Dhalla a été déterminant pour amener plus de 2 000 professionnels à Winnipeg à l’occasion du Congrès mondial de cardiologie, événement qui a contribué à faire la renommée du Canada comme centre de recherche et de sciences cardiovasculaires. En 2014, en reconnaissance de ses services au Canada et à la communauté internationale, le Dr Dhalla a été élu président honoraire à vie de l’IACS et a reçu un doctorat honorifique de différentes universités. Il est Associé de la Société royale du Canada et membre de l’Ordre du Canada et de l’Ordre du Manitoba.         Pour les citoyens ordinaires, le travail et les réalisations de ce scientifique dévoué se traduisent par des améliorations importantes des traitements médicaux et de la santé. À mesure que les gens vivent plus longtemps, ils sont plus susceptibles de faire face à des problèmes de santé cardiovasculaire. Alors que de plus en plus de gens sont confrontés à ces défis, le travail du Dr Dhalla promet une meilleure qualité de vie et une plus grande longévité. Le travail d’internationalisation préconisé par le Dr Dhalla contribue à faire en sorte que les avantages des connaissances scientifiques soient diffusés à dans tous les pays, ce qui renforce la communauté mondiale. Les compétences organisationnelles, les réalisations et l’énergie extraordinaire de grands scientifiques internationalistes comme le Dr Dhalla contribuent à la création de réseaux d’échanges scientifiques et permettent de mettre le savoir au service des collectivités et de la vie des hommes et des femmes.
2019 Intronisé
Né dans une région rurale de la Saskatchewan, le Dr Dosman a grandi avec une expérience directe des défis de l’agriculture et des exigences du travail rural. En tant que médecin et spécialiste de la médecine respiratoire, il a rapidement constaté les effets de l’exposition à la poussière chez les travailleurs du secteur céréalier au Canada, ce qui a mené à l’établissement d’une base de données nationale à l’appui de la recherche et de la formation, dont le concept a été repris par la Occupational Safety and Health Administration (OSHA) des États-Unis. Le Dr Dosman a ensuite créé le Centre de médecine agricole de l’Université de la Saskatchewan, qui est devenu le CCHSA, le seul centre diversifié de recherche, d’enseignement, de prévention et de services liés à l’agriculture et à la vie rurale au Canada. En collaboration avec les administrations des municipalités rurales, le Dr Dosman a aussi mis sur pied le Réseau de santé et de sécurité en milieu agricole, qui permet aux collectivités rurales d’acquérir des connaissances en matière de soins de santé, au bénéfice de milliers de familles d’agriculteurs.Le travail du Dr Dosman pour améliorer la santé et la sécurité des agriculteurs canadiens a mené à des améliorations à l’échelle mondiale. Son travail de mise sur pied de la Coalition canadienne pour la santé et la sécurité en agriculture (devenue l’Association canadienne de sécurité agricole) a mené à l’obtention d’un financement fédéral permanent pour le Programme canadien de sécurité à l’intention des agriculteurs. Ses réalisations ont été couronnées lorsqu’il a dirigé les efforts de l’OIT pour rédiger un code international, La sécurité et la santé dans l’agriculture (Genève : OIT, 2011), qui a permis d’établir les normes de soins de santé pour des millions d’agriculteurs et de travailleurs agricoles dans le monde. Le Dr Dosman est actuellement président et chef de la direction d’Agrivita Canada Inc., une entreprise sans but lucratif qu’il a contribué à créer et qui fait la promotion de la recherche, de la santé publique et de la sécurité en agriculture par l’entremise du Programme canadien de recherche appliquée en agrisécurité.Le Dr Dosman a reçu un grand nombre de prix et de distinctions. Ses recherches, ses publications, ses compétences en organisation, son influence dans l’élaboration de politiques régionales et nationales et sa contribution aux normes mondiales de santé en agriculture constituent un héritage durable pour les travailleurs agricoles et les agriculteurs du Canada et du monde entier.
2019 Intronisé
Hématologue et historienne, la Dre Duffin a permis à des milliers de médecins et d’infirmières d’apprécier le contexte culturel et social plus large de leur profession.  La médecine moderne met l’accent sur la maîtrise de l’information scientifique et technique, mais la Dre Duffin soutient que les sciences humaines, notamment l’histoire, font partie d’une formation équilibrée et efficace.Les recherches de la Dre Duffin ont porté sur une vaste gamme de sujets, de sources, de lieux et de périodes, notamment : la technologie de diagnostic, la pratique rurale, la mise au point de médicaments, les concepts de la maladie, les politiques de santé et la guérison religieuse, y compris une exploration des miracles médicaux dans les archives du Vatican. Elle dirige un site Web militant sur la crise actuelle de la pénurie de médicaments et une collaboration en ligne pour la traduction d’un auteur romain important du XVIIe siècle. Son manuel classique, History of Medicine: A scandalously Short Introduction, réimprimé cinq fois depuis sa publication en 1999 et republié en deuxième édition en 2010, est lu par des étudiants en médecine et des publics non spécialisés du monde entier. Il présente en résumé l’histoire des spécialités médicales et les facteurs culturels et sociaux ayant mené à leur développement. Le texte présente sous forme concise et accessible des idées complexes au sujet de la définition sociale de la maladie et de l’ambiguïté morale entourant les découvertes et les traitements. La Dre Duffin a fait observer que « les maladies sont des idées », une perspective fondamentale qui sous-tend tout son travail.Au cours d’une carrière longue et distinguée, la Dre Duffin a écrit plusieurs livres, publié de nombreux articles, prononcé de nombreuses conférences et reçu un grand nombre d’honneurs professionnels et universitaires. C’est une enseignante très aimée et admirée : ses étudiants ont créé en son nom un prix de défense des droits et une conférence sur les sciences humaines. Son attachement passionné à la compréhension historique en tant qu’élément intrinsèque d’une approche humaine à la pratique inspire les apprenants, les éducateurs et le grand public. Dans son anthologie d’essais rédigés par des médecins qui appliquent l’histoire dans leur travail clinique, la Dre Duffin a invoqué Clio, l’ancienne muse grecque de l’histoire. En un sens, la Dre Duffin a elle-même joué ce rôle dans la médecine de notre époque.
2019 Intronisé
Les travaux de la Dre Eaves, qui s’étendent sur quatre décennies, ont jeté un éclairage crucial sur la biologie de la leucémie et du cancer du sein. Ses découvertes ont permis de mettre au point des thérapies curatives pour les patients atteints de leucémie myéloïde chronique (LMC) et d’identifier les cellules souches « silencieuses » de la LMC, révélant pour la première fois que cet état cellulaire est caractéristique de nombreux types de cellules souches cancéreuses résistantes à la chimiothérapie. Toute l’importance de cette découverte n’a pas encore été entièrement mesurée et elle continue d’avoir d’importantes répercussions sur la recherche sur le cancer. La Dre Eaves a également été pionnière de l’utilisation de méthodes robustes pour quantifier les cellules hématopoïétiques primitives et mammaires de souris et d’humains qui sont devenues des « étalons d’or » et la base des réactifs normalisés ayant d’importantes applications commerciales. Ces découvertes ont eu une incidence profonde et reconnue à l’échelle internationale sur les traitements de la leucémie et du cancer du sein au moyen de greffe de moelle osseuse.La Dre Eaves a été présidente de l’Institut national du cancer du Canada, directrice scientifique associée du Réseau de cellules souches du Canada, présidente de la Société internationale d’hématologie expérimentale et membre des conseils d’administration de la Société internationale de recherche sur les cellules souches, de la Société américaine d’hématologie, de Génome Canada et de la Société canadienne du cancer. Elle a publié plus de 500 articles, encadré plus de 100 stagiaires de troisième cycle et reçu de nombreux prix et honneurs nationaux et internationaux. Elle est actuellement rédactrice en chef de la revue Experimental hematology.Le travail de la Dre Eaves est un exemple de la nouvelle guerre contre les maladies dans le monde industrialisé. Nous constatons des progrès croissants dans la compréhension et le traitement des maladies autrefois jugées incurables. Pour poursuivre et faire progresser ce travail, des milliers de scientifiques consacrent leur vie, au fil des générations, à accumuler des découvertes qui finissent par produire des thérapies et des remèdes. Si la leucémie et le cancer du sein sont un jour surmontés, ce sera grâce aux efforts déterminés et soutenus de chercheurs spécialisés en recherche fondamentale comme la Dre Eaves.
2019 Intronisé
La recherche nous aide à comprendre les phénomènes sociaux, économiques, médicaux et environnementaux qui nous entourent. Elle peut également guider les décisions des gouvernements, des entreprises, des organismes publics et des citoyens. La recherche mène à des progrès médicaux remarquables, à des technologies toujours plus perfectionnées et plus écoresponsables, et à l’élaboration de politiques et de pratiques publiques adaptées à nos besoins. »Les scientifiques-administrateurs comme Rémi Quirion veillent à ce que les grands projets scientifiques axés sur la recherche fondamentale continuent de produire des avantages sociaux et économiques pour le Canada et le monde entier.Rémi Quirion a commencé sa carrière en obtenant un doctorat en pharmacologie à l’Université de Sherbrooke. Sa thèse portait sur le rôle de la neurotensine dans les maladies cardiovasculaires et cérébrales. Il a ensuite suivi une formation postdoctorale au National Institute of Mental Health, à Bethesda (MD), où il a étudié le mécanisme d’action des neuropeptides du cerveau et des médicaments qui sont à l’origine d’abus, notamment la phéncyclidine et les opiacés. Il est ensuite passé au Département de psychiatrie de l’Université McGill, où il a peu après entrepris la création du Centre de recherche de l’Hôpital Douglas (CRHD), qui s’est taillé une réputation internationale en recherche sur la maladie d’Alzheimer et sur la physiologie des neuropeptides en lien avec les troubles mentaux. Le CRHD est actuellement le plus important institut de recherche en santé mentale au Québec. Le travail de Rémi Quirion au CRHD a contribué à élucider les rôles du système cholinergique dans la maladie d’Alzheimer, du neuropeptide Y dans la dépression et la mémoire, et du peptide relié au gène de la calcitonine (PRGC) dans la douleur et la tolérance aux opiacés. En plus de son travail de recherche scientifique, Rémi Quirion a été vice-doyen des Initiatives scientifiques et stratégiques à McGill, premier directeur scientifique de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), et directeur exécutif du volet international de la Stratégie de recherche des IRSC sur la démence.Avec plus de 750 publications, Rémi Quirion est l’un des neuroscientifiques les plus cités au monde. Il a également formé près d’une centaine d’étudiants gradués et de stagiaires postdoctoraux, participant ainsi à former et à cultiver la prochaine génération de jeunes chercheurs. Il a reçu un très grand nombre de distinctions à l’échelle nationale et internationale pour ses nombreuses réalisations scientifiques et administratives.        En qualité de Scientifique en chef, Rémi Quirion préside maintenant les conseils d’administration des trois Fonds de recherche du Québec et conseille le ministre de l’Économie, des Sciences et de l’Innovation sur les questions de recherche et de développement scientifiques. Il est le représentant de la recherche scientifique auprès de la population québécoise, et du Québec auprès du monde entier.
2019 Intronisé